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La fiduciarité idéale à l'épreuve des coûts de production : quelques éléments sur la contradiction fondamentale de la monnaie en Chine

Author François Thierry
Published in Revue Numismatique, 2001: 157e volume (2001)
Pages 131-152 (22 pages)
Language Fransızca
Download https://www.persee.fr/doc/numi_0484-8942_2001_num_6_157_2323
Numara
N#
L115890
 

Abstract

Si la monnaie chinoise est essentiellement fiduciaire, l'évolution à la hausse du coût de la matière et du travail nécessaire à sa production ont eu, dès le IIIe-IVe siècle de notre ère, une influence sur la valeur libératoire du signe monétaire. Mais contrairement à ce qui se passe en Occident, le rétablissement d'une «  bonne monnaie  » passe par un abaissement tendanciel de la quantité de métal cher dans le métal monétaire : cette opération permet de maintenir à la monnaie une valeur stable et de faciliter sa circulation. Cette pratique a fait que la monnaie de cuivre est devenue de la monnaie de bronze, puis de la monnaie de laiton. La baisse de la quantité de métal précieux dans l'alliage monétaire n'a pas été la seule méthode de maintien d'une valeur idéale du signe monétaire, elle s'est combiné avec le découpage des monnaies, et l'usage de nouveaux supports de la monnaie comme le plomb, le fer, le bois, le bambou ou le papier, et ce dès le Moyen-Âge.

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