Au terme d’un achat ou d’un échange, beaucoup se demandent : « était-ce une bonne affaire ou me suis-je fait arnaquer ? »
Il est trop tard pour poser la question !
Une telle transaction se prépare AVANT… et SEUL.
Avant toute chose, vous devez donner une valeur à cette pièce que vous convoitez.
La valeur peut être matérielle.
Elle est en Euros ou toute autre monnaie qui vous est familière. Pour la connaître, il y a des bouquins et, sur internet, des sites spécialisés et de vente qui vous donneront la tendance du marché actuel.
Il y a également la valeur qu'on appelle « l’envie ».
Cette envie de posséder la pièce peut être sentimentale : elle vous rappelle un être cher, un événement, un voyage…
Elle peut être culturelle : l’histoire, le personnage, la commémoration, le pays…
Cette envie peut être également le besoin de compléter « un trou » dans l’album, l’envie de posséder une pièce rare, la première pièce en or… l’envie d’en être fier.
Ensuite, chose très importante, vous devez définir vos moyens, vous poser les questions suivantes :
Dans le cas d’un achat :
Avez-vous le budget pour cette dépense ?
Quel montant pouvez-vous libérer pour cette pièce sans vous mettre dans l’embarras ?
N’avez-vous pas d’achat plus urgent à faire?
Dans le cas d’un échange :
Si vous y attachez de l’importance, l’échange est-il équitable au point de vue valeur matérielle ?
Êtes-vous prêt à vous défaire de la pièce que vous donnerez en contrepartie ?
L’envie de posséder la nouvelle pièce est-elle plus forte que celle de conserver l’autre ?
Vous êtes le seul à vraiment connaître vos envies réelles, vous serez seul à pouvoir en connaître l’intensité. Si une personne partage la gestion de votre budget, vous devrez la consulter pour la dépense. Si vous en êtes le seul gérant, vous seul pourrez évaluer les conséquences éventuelles d’un achat.
Ne demandez pas conseil à un ami, collègue ou autre car, si après transaction, il s’avère que c’était une erreur, vous risquerez de leur en vouloir.
Et si après l’achat, vous vous posez encore des questions, c’est que vous n’étiez pas préparé pour la transaction… et alors, j’en suis persuadé, vous n’apprécierez jamais pleinement la nouvelle pièce et risquez de vous en débarrasser à la première occasion.
Ah, la solitude du numismate perdu dans ses rélexions, à côté de madame, collectionneuse de boites en plastique dont je tairais la marque (oui, référence à un autre poste récent apprécié pour son humour).
Est-ce que je prends la boite de 25 cm ou celle de 28 cm ? That is the question.
Très bien dit et tellement vrai.
Le vrai prix est celui du marché et non celui des modèles (ou des livres dans le cas de la Numismatique), pour la simple raison que le prix du marché est celui effectivement pratiqué, celui qui a eu lieu.
On a le même phénomène pour les œuvres d'art : difficile de donner un prix à une œuvre, si ce n'est celui de la dernière transaction. Et dans ce domaine aussi "l'envie" définit une part importante du prix
je pensais à des achats moins conséquent, mais il est vrai quand même que lors de l'achat de la maison, je me suis demandé aussi si je ne faisais pas une c......
je pensais à des achats moins conséquent, mais il est vrai quand même que lors de l'achat de la maison, je me suis demandé aussi si je ne faisais pas une c......
josé
En fait, cette réflexion est née d'un exposé que j'ai tenu dans une entreprise. Et là, je disais aux auditeurs qu'il est naturel de se poser des questions de ce genre entre la signature du contrat et la livraison.
Mais si l'achat a été réfléchi, toutes les craintes et questions s'envolent lorsqu'on "tient en mains" l'objet convoité et on savoure pleinement sa nouvelle acquisition.
Passionné et collectionneur uniquement de GROS MODULES ARGENT ANCIENS :
"1486 à 1699 : plus de deux siècles d'histoires à travers ces monnaies, l'age d'or du métal argent"
Je pense qu'il a bien des choses entre ces deux bornes extrêmes "affaire" ou "arnaque" et si on y réfléchit bien, on peut se demander si la bonne affaire de l'un n'implique pas nécessairement l'arnaque chez l'autre...
Dans le cas d'un achat sur vide-grenier ou salon numismatique, je dirais que "c'est le jeu ma pauvre Lucette" !
Mais il me semble qu'il existe un paramètre non négligeable lors d'un échange, c'est le facteur "humain", c'le fait de dépasser les attentes de son camarade "échangeur" (terme que je préfère à "échangiste" ! ) et de savourer sa joie et son contentement.
Est-on à une ou deux pièces près ?
Pensons-nous vraiment parvenir à échanger tous nos doubles qui parfois s'accumulent plus vite que notre collection se complète?
Quelques fois, la simple phraséologie polie et chaleureuse et désintéressée du collègue collectionneur qui me sollicite m'amène à lui donner entière satisfaction, voire au-delà.
Tentez le coup, vous verrez, la lecture heureuse d'un message de remerciement est à mon sens à la hauteur du sentiment de satisfaction du rangement d'une nouvelle pièce dans sa collection.
Quote: fred24Je pense qu'il a bien des choses entre ces deux bornes extrêmes "affaire" ou "arnaque" et si on y réfléchit bien, on peut se demander si la bonne affaire de l'un n'implique pas nécessairement l'arnaque chez l'autre...
Dans le cas d'un achat sur vide-grenier ou salon numismatique, je dirais que "c'est le jeu ma pauvre Lucette" !
Mais il me semble qu'il existe un paramètre non négligeable lors d'un échange, c'est le facteur "humain", c'le fait de dépasser les attentes de son camarade "échangeur" (terme que je préfère à "échangiste" ! ) et de savourer sa joie et son contentement.
Est-on à une ou deux pièces près ?
Pensons-nous vraiment parvenir à échanger tous nos doubles qui parfois s'accumulent plus vite que notre collection se complète?
Quelques fois, la simple phraséologie polie et chaleureuse et désintéressée du collègue collectionneur qui me sollicite m'amène à lui donner entière satisfaction, voire au-delà.
Tentez le coup, vous verrez, la lecture heureuse d'un message de remerciement est à mon sens à la hauteur du sentiment de satisfaction du rangement d'une nouvelle pièce dans sa collection.