Bonjour à toutes et à tous,
Il y a une différence importante entre grammaire prescriptive –celle qui dit ce qui est correct et ce qui est fautif– et la grammaire descriptive étudiée surtout dans les universités.
La grammaire prescriptive a causé des torts considérables à la diffusion du français comme langue internationale à une époque –la nôtre– où les communications internationales ne sont plus l'apanage d'une petite élite aristocratique comme autrefois – un élite qui se distinguait de la plèbe en citant ici et là un vers en latin de Virgile ou d'Horace. Bien sûr, il doit y avoir des normes en français écrit, mais les puristes radicaux –les talibans de la langue– ont perdu tout contact avec la réalité de la communication orale entre individus.
Si on poussait leurs arguments à leur conclusion logique, il faudrait tous que nous retournions au latin, car le français est, de toutes les langues romanes, la plus corrompue par rapport à l'ancêtre, le latin. Pour prendre un exemple extrême, le français a évolué beaucoup plus vite que l'islandais, parce que l'histoire de France et de ses contacts avec le monde extérieur est infiniment plus riche que l'histoire de la petite communauté d'islandais, isolée (!) sur son île. On me dit qu'un islandais peut lire sans difficulté un texte vieux de 1000 ans. Essayez ça avec un texte français…
Si ce n'était que de moi, l'orthographe française serait complètement réformée. Il faudrait faire comme l'espagnol et conserver autant que possible la valeur phonétique de chaque symbole de l'alphabet. L'objectif de l'écrit est de transmettre un message efficacement. L'orthographe compliquée sans bonne raison, ce n'est qu'un petit jeu élitiste… En outre, des études scientifique ont démontré que l'orthographe compliquée du français et de l'anglais est la cause de difficultés d'apprentissage –de dyslexie– qui sont presque inexistants dans les salles de classe d'Espagne et d'Italie.
Au fait, le latin était écrit phonétiquement (… fonétikemã). C'est pour ça que nous n'avons pas une lettre simple pour transcrire le son “ch” car ce son (celui de chemin) n'existait pas en latin.
Bon… je reviens à note sujet, mais sous l'ange de la grammaire descriptive: on observe (décrit) les phénomènes linguistiques, puis on les interprètes.
Dans le mot “housse” il n'y a en réalité qu'une seule voyelle car “ou” sert à transcrire un seul son, /u/ en API (alphabet phonétique international). Au fait, en portugais, les lettres “o” et “u” se prononcent comme le “ou” français. Pour écrire le son “o” ils utilisent … “ou” (le mot portugais “pouco” = peu, se prononce “pocou”). Comme vous pouvez le constater, ce ne sont que des conventions arbitraires d'écriture. Dans presque toutes les langues, le symbole “u” se prononce comme le “ou” (= /u/) français. Le “u” français, une voyelle frontale haute et arrondie (/ü/), est un héritage des celtes.
Bon … “ma housse” … J'insiste sur le fait que le “h” n'est pas prononcé; il est réalisé par une “interdiction de liaison”. Si le “h” était prononcé, la transcription en API serait /ma hus/, mais nous avons en réalité /ma us/ ou peut-être chez certains locuteurs /ma ʔus/. Le symbole ʔ est le son que l'on retrouve au milieu de l'interjection “Oh oh”.
Mais Tapejara, je ne vois pas de bêtises dans la page dont tu as donné le lien. Tout ce qu'ils disent est vrai, même si pas exprimé en les termes plus académiques avec lesquels je suis familier. Encore ici, il faut se rappeler que l'orthographe n'est qu'une convention qui ne correspond pas à la réalité phonétique, par exemple:
- "du_hachis parmentier": la suite de sons en caractères gras se prononce comme dans “j'ai bu_assez de bière” ou “je l'ai lu_avec plaisir”; le “h” est donc muet, mais il impose une “séparation” comme s'il y avait une consonne, sinon on aurait “de l'hachis”). Comme je disais, le “h” est comme l'empreinte qu'un animal préhistorique a laissé dans la boue pétrifiée. On n'a plus la patte de l'animal (ni le son “h”) seulement la trace.
Tu dis: “Oh zut, j'ai de nouveau mal à ma-anche” 😄 Ils ont nés où les gens qui ont écrit çà ?mmm
Ce qu'ils ont voulu faire, c'est simplement de montrer comment les mots se prononcent. Ils ne disent pas de commencer à écrire de cette manière. Si tu prononce “ma-anche” tu as le même résultat que quand tu prononces “ma hanche”. L'objectif est seulement de montrer que si on ne fait qu'écouter en se fermant les yeux, on entend deux “a” en succession: “a-a”.
Bon … Je m'arrête … en espérant que ça aura (ç'aura?) intéressé certains numistiens.
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