Degré de rareté en Numismatique

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Bonjour à tous et à toutes,

Cela fait un moment que je vois passer des indications de rareté sur des monnaies, notamment avec des “R1”,"R2",etc. J'ai réalisé quelques recherche mais peu concluante, car de nombreux site ne disent pas la même chose au sujet de cette échelle de rareté. Est-ce que quelqu'un aurait la bonté de m'éclairer sur ce sujet s'il vous plaît?

Merci d'avance :)

Bonjour, 

 

En gros c'est une échelle de rareté

Allant de R5 à R1.

Pour simplifier: 

Un, unique, un seul exemplaire connu 

R5 seulement quelques exemplaires connus 

R4 on dépasse la dizaine d'exemplaires connus si je me trompe 

Et ainsi de suite jusqu'aux échelles de C pour commun

bonjour

 

il est important de préciser de quelle échelle on parle et on utilise, par exemple :

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89chelle_de_Sheldon

Celui qui pose une question risque de paraître sot pendant cinq minutes, mais celui qui n'en pose pas restera sot toute sa vie.

@Goldxi65 

Éternel débat que le classement des raretés en numismatique, ils y'a plusieurs acteurs qui avait adopté ce classement, CGB et gadoury par exemple.

Après selon les types de monnaies (Antiques Royales ou modernes), ce n'est pas le même classement.

Pour Sombart dans le nouveau Gadoury blanc le classement va de C (commune) à  R5.

R5 pour une monnaie connue à 1 ou 2 exemplaires, R4 pour une monnaie connue de 3 à 4, R3 … etc 

Bonjour, vous mettez le doigt sur une source de discussions sans réponse définitive. Pour le Clairand qui est le guide référence pour les monnaies royales françaises ça va de C à R4 : C commun, PC peu commun, R1 rare, R2 très rare, R3 très très rare et R4 pièce unique ou moins de 1000 exemplaires produits. 

Certains ouvrages affichent assez clairement leur mode de calcul, sur la base d'exemplaires recensés. Le CGKL par exemple, pour les doubles tournois de cuivre. Mais quand on plonge dans le bouquin, on peut lire des incohérences entre le nombre d'exemplaires recensés et l'indice de rareté. Si le CGKL fait quelques erreurs, c'est presque le seul ouvrage à ma connaissance qui prenne le temps de détailler le lien entre rareté et quantité observée.

Le royal de CGB (Clairand), dont l'argument de vente massue était l'ampleur des pointages effectués, indique l'information uniquement pour l'indice le plus haut. Pour les autres indices : c'est le brouillard à la mode one-again-bistouflaille. Pourtant, on doit bien se dire que l'exercice a obligatoirement été réalisé pour passer du nombre d'exemplaires recensés à un indice de rareté… Quel est donc l'intérêt d'un tel silence ? Qui détient l'information détient le pouvoir… Mais quand c'est flou, c'est qu'il y a un loup.

Certains ouvrages indiquent des indices allant jusqu'à R10.

Certains petits rigolos n'ont pas peur de mettre un lien de cause à effet entre valeur et rareté (dans ce sens, et non le contraire) au point de justifier un indice de rareté élevé par le prix d'une monnaie en or vendue au cours. C'est le cas de wab-certification (qui fait des coque de piètre qualité). Le tenancier de cette boutique explique ses raisonnements dans un ancien sujet du forum, un fil de discussion nourri et instructif sur certaines méthodes. Il n'est probablement pas le seul, malheureusement, à raisonner de la sorte.

Je cherche des féodales : n'hésitez pas à me contacter !
Ma liste de double est très incomplète : dites moi ce que vous cherchez.

Joe-breuille

Certains ouvrages affichent assez clairement leur mode de calcul, sur la base d'exemplaires recensés. Le CGKL par exemple, pour les doubles tournois de cuivre. Mais quand on plonge dans le bouquin, on peut lire des incohérences entre le nombre d'exemplaires recensés et l'indice de rareté. Si le CGKL fait quelques erreurs, c'est presque le seul ouvrage à ma connaissance qui prenne le temps de détailler le lien entre rareté et quantité observée.

Le royal de CGB (Clairand), dont l'argument de vente massue était l'ampleur des pointages effectués, indique l'information uniquement pour l'indice le plus haut. Pour les autres indices : c'est le brouillard à la mode one-again-bistouflaille. Pourtant, on doit bien se dire que l'exercice a obligatoirement été réalisé pour passer du nombre d'exemplaires recensés à un indice de rareté… Quel est donc l'intérêt d'un tel silence ? Qui détient l'information détient le pouvoir… Mais quand c'est flou, c'est qu'il y a un loup.

Certains ouvrages indiquent des indices allant jusqu'à R10.

Certains petits rigolos n'ont pas peur de mettre un lien de cause à effet entre valeur et rareté (dans ce sens, et non le contraire) au point de justifier un indice de rareté élevé par le prix d'une monnaie en or vendue au cours. C'est le cas de wab-certification (qui fait des coque de piètre qualité). Le tenancier de cette boutique explique ses raisonnements dans un ancien sujet du forum, un fil de discussion nourri et instructif sur certaines méthodes. Il n'est probablement pas le seul, malheureusement, à raisonner de la sorte.

Je pense pas que Clairand soit flou pour être flou mais c'est juste que c'est très difficile de definir precisement la rarete d'une piece surtout quand elles sont avant le 19eme. Meme si on arrive a trouver ou calculer le chiffre precis de frappe pour une annee type et atelier donne, un gros chiffre indique plus probablement qu'une piece soit plus commune qu'un faible chiffre mais ce n'est pas toujours le cas. Vu que c'est mon domaine de collection je pense au double louis 1786 H frappe a autour 40 000 exemplaires qui devrait etre tres rare mais qu'on retrouve souvent ou un demi ecu frappe a 700 exemplaires dont on a une dizaine d'exemplaires repertories. Et cela sans parler d'une part de tous les millesimes dont on a pas les chiffres de frappe et ou on peut se fier qu'au nombre de pieces recensees pour etablir une ‘rarete’ et d'autre part sur les pieces existantes non recensees dans son livre parce que pas encore retrouvees (je pense à un demi ecu monte en collier que j'avais vu a vendre sur leboncoin dans un etat lamentable et dont le millesime et atelier n'etait meme pas recense dans le clairand)

Je ne confonds pas pointages et archives.

 

Les indices de rareté, et tout l'ouvrage en général, a été établi sur la base de pointages. Enfin, c'est l'argument qui était mis en avant pour vanter l'ouvrage. Lorsque les archives d'époque indiquent l'existence d'une monnaie mais que celle-ci n'a pas été retrouvée alors la ligne ne se voit attribuer aucune cote et aucun indice de rareté. Logique. 

Les pointages ont été convertis en indices de rareté, pas les chiffres d'archives. Soit cette conversion est établie sur une base objective, soit c'est à la tête du client.

Dans le 1er cas, pourquoi cacher l'information ?

Dans le second cas… c'est flou … loup.

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Bonjour,

En ce qui concerne le clairand,

Je l'ai contacté par mail et je pense qu'il se base principalement sur les chiffres de frappe.

Exemple, j'ai deux doubles Louis XV.

Un de 1747, frappé dans les 3000 exemplaires, avec sur acsearch plusieurs ventes recensées ( environ 3/4).

Et un de 1746, frappé à environ 5000 exemplaires, qu'il considère comme moins rare que le 47, malgré le fait que je n'ai retrouvé aucune vente passée pour ce dernier.

C'est pourquoi, je préfère me référer au droulers ou au gad blanc.

Donc les R2, R3 etc…c'est à vous de faire des recherches dans la mesure du possible en regardant sur acsearch ou en demandant à chatgpt de chercher partout !

 

Excellente journée.

 

Arnaud.

O Breizh ma bro!

bonjour

 

se baser sur les chiffres de frappes comporte ses limites !

 

Cela fonctionne très bien pour les monnaies à fort tirage car le nombre d'exemplaires retrouvés aura de fortes chances d'être élevé !

 

Mais pour 2 ateliers ayant un tirage relativement similaire mais très faible, tout dépendra avant tout du nombre d'exemplaires retrouvés, et pour cela il suffit d'une découverte récente d'un dépôt monétaire pour qu'une monnaie d'un de ses 2 ateliers jusqu'ici connue à peine à quelques exemplaires se retrouve assez courante car de nombreux exemplaires auront été retrouvés dans l'étude du trésor ou dans différentes ventes sur à peine quelques années si celui-ci a été dispersé …

 

L'un des ateliers sera toujours très rare et l'autre deviendra courant !

Celui qui pose une question risque de paraître sot pendant cinq minutes, mais celui qui n'en pose pas restera sot toute sa vie.

Oui tout à fait,

Cela s'est vu avec la découverte du trésor de Vendée, rendant les doubles louis 1786 T très courant.

Cf droulers 2012.

O Breizh ma bro!

Sans oublier non plus que les archives peuvent comporter des erreurs et des imprécisions sur la nature des modules, lors des changements de type ou encore de maître d'atelier. 

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