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Bonjour à tous que pensez-vous de cette fibule ? La pensez-vous authentique et avez-vous une idée d'identification ? Merci à tous
bonjour
tu peux donner le poids, les dimensions et le métal stp ?
connaissez vous cet ouvrage sur les fibules ?
Marcel Tache
Fibules antiques: celtiques, romaines, mérovingiennes
https://www.ma-shops.fr/jacquier/item.php5?id=2471&lang=fr
http://bsa.biblio.univ-lille3.fr/blog/2015/06/fibules-antiques-celtiques-romaines-merovingiennes
Marcel Tache est l’auteur du Nouvel atlas des monnaies gauloises en quatre tomes, réalisé en collaboration avec Louis-Pol Delestrée, dans lesquels il rassemble de très nombreuses photographies de monnaies gauloises et leur description, permettant une identification aisée. C’est dans ce même esprit qu’il vient de publier un ouvrage sur les fibules aux éditions Carmanos-Commios.
Plus de deux mille fibules
Dans son Fibules antiques, celtiques, romaines, mérovingiennes, l’auteur rassemble plus de deux mille photographies en couleur de fibules issues exclusivement de collections privées, organisées selon un ordre chronologique et typologique, depuis l’Âge du Bronze jusqu’à la période mérovingienne, soit entre le Xe s. av. J.-C. et le Xe s. ap. J.-C.
L’ouvrage débute par une planche illustrant le sens d’utilisation des fibules au quotidien et la terminologie de cet objet. Vient ensuite l’inventaire des planches, dans lequel l’auteur mentionne le nom général du type (« type Nauheim », « à queue de paon », « géométrique émaillée »…) et la datation. Cet inventaire est suivi des descriptions de chacune des fibules, dans leur ordre d’apparition, où sont indiqués le matériau, la description de l’objet et sa longueur.
222 planches en couleur
Le gros du volume est constitué des deux cent vingt-deux planches où les fibules sont illustrées par des photographies, prises de face et de profil, avec une vue supplémentaire lorsque cela est nécessaire. Les fibules sont à l’échelle 1/1 et quelques exemplaires font l’objet d’un agrandissement. Aucun dessin n’a été réalisé en complément. Au bas de chaque planche, le nom de la fibule, le matériau et sa datation sont rappelés, en français, en allemand et en anglais. Quelques erreurs d’édition sont corrigées dans l’Errata glissé dans le livre. Les photos sont d’une excellente qualité et permettent de mettre en lumière des fibules diffusées sur le territoire de l’Europe de l’ouest et conservées dans des collections privées, parmi lesquelles on découvre des variantes peu connues. Néanmoins, plusieurs éléments indispensables à l’étude de ce type de mobilier font défaut. L’absence de la mention de la provenance des fibules manque réellement à l’ouvrage, qui permettrait pourtant de réaliser des cartes de répartition par type. Par ailleurs, l’auteur aurait pu renseigner davantage l’identification des fibules, en citant notamment les différentes typologies admises, telles que celles de M. Feugère, E. Riha ou encore E. Ettlinger. Enfin, les datations mentionnées ne sont pas justifiées.
Au final, si ce livre permet une identification typo-chronologique facile grâce au grand nombre de fibules présentées, il ne peut en aucun cas devenir un véritable outil pour les archéologues et les spécialistes du petit mobilier, et semble davantage s’adresser à des collectionneurs (et souvent adeptes du détecteur de métaux).
Références du livre
Marcel Tache, Fibules antiques, celtiques, romaines, mérovingiennes, Carmanos-Commios, 2015. 72 pages et 222 planches. ISBN 979-10-92397-01-7
Elle fait 7.5 cms de long sur 5 de large et pèse 47,93 grammes. La patine verte laisse penser à dû bronze. Elle est complète avec son ardillon
Les Gaulois ont beaucoup utilisé le bronze (qui, neuf, a la couleur de l’or) pour fabriquer des armes, de la vaisselle, des bijoux, des décors de char et de harnachement.
Au Ier siècle avant notre ère, les bronziers sont installés surtout dans les oppida, ces villes de hauteur fortifiés qui regroupent de nombreux quartiers artisanaux. Dorénavant, des objets de petites dimensions, comme des clous, des rivets, des agrafes de ceinture ou encore des fibules sortent en série de leurs ateliers.

Sur cette illustration sont rassemblés un moule à fibules, une fibule terminée, un raté de fonderie (grappe de plusieurs fibules), trois ébauches de fibules sortant du moule, deux extrémités de poëlon en tête de palmipède, un manche de miroir en bronze émaillé (grand objet en bas, à gauche), une anse de cruche (objet en haut à gauche) et un clou décoratif en bronze.
Ce moule, en terre cuite beige claire, épouse la forme de tronc de cône arrondi avec une panse à renflements, chaque renflement correspondant à la place d’une fibule.
Le bronzier qui a utilisé ce moule était un fondeur à la cire perdue. Le modèle en cire, refroidie et démoulée, est enrobé dans un moule. Ce moule en terre réfractaire (qui ne casse pas sous l’effet de la chaleur), percé de petits canaux d’évacuation est chauffé et la cire s’écoule par les canaux. L’évaporation des gaz se réalise à travers la terre poreuse du moule. Ensuite, le métal, chauffé dans des creusets (petits récipients en terre, en pierre ou en métal) et versé dans les mêmes canaux, se répand dans les espaces laissés libres par la cire. Après refroidissement, le moule est cassé pour récupérer les objets finis.
Si les fibules défectueuses, nombreuses, sont mises de côté pour être refondues, les pièces bien sorties sont soumises à un long travail de finition.
Elles sont donc nettoyées, polies, ciselées et décorées. Les outils destinés à la fabrication des décors sont fort peu nombreux : petits poinçons à estamper, ciseaux pour les ciselures et gravures, limes pour les gorges (parties creuses).
C’est alors aussi que l’artisan effectue la mise en place de l’émail (rouge) si besoin est. Il est posé en fusion sur la partie de la pièce incisée à coups de burin et réchauffée auparavant. Après refroidissement, le bronzier use la partie supérieure de la calotte par petits polissages sur de petits morceaux de grès jusqu'à ce qu’apparaissent alternées les lignes de bronze et les lignes d’émail.
Bonjour,
Très jolie fibule, semble authentique mais sans l'avoir en main c'est toujours compliqué à certifier. L'ardillon est présent ce qui rarement le cas en général, un peu moins pour ce type car il est protégé en partie du fait de la conception.
Je pense à une fibule cruciforme à arc comme celle-ci :
https://collections.louvre.fr/ark:/53355/cl010257737
Bonne soirée à tous
bonjour
sur les lieux de provenances possibles, selon Gemini
Avant que Rome ne vienne y tracer ses routes et ses frontières, ces trois régions formaient une mosaïque celtique (ou celto-ligure) dynamique, servant de pont entre le monde méditerranéen et les forêts de Germanie.
Voici un tour d'horizon de la Rhétie, de la Norique et de la Pannonie à l'époque celtique.
1. La Rhétie (Raetia) : Les montagnards
Située à cheval sur les Alpes (Suisse, Autriche, Sud de l'Allemagne), la Rhétie est un cas particulier.
L'identité : On débat encore de l'origine exacte des Rhètes. Étaient-ils des Celtes ou des Étrusques ayant fui vers les montagnes ? En réalité, c'était un mélange de tribus indigènes fortement influencées par la culture celtique de La Tène.
Le mode de vie : Économie pastorale et contrôle des cols alpins. Les Rhètes étaient réputés pour leur vin (le vinum raeticum) que l'empereur Auguste appréciait particulièrement, et pour leur caractère farouche au combat.
2. La Norique (Noricum) : L'acier et l'alliance
Le Norique correspond grossièrement à l'actuelle Autriche. C'est sans doute l'entité la plus organisée avant l'arrivée des Romains.
Le Regnum Noricum : Contrairement à d'autres régions éparpillées en tribus, le Norique s'est structuré très tôt en une fédération (voire un royaume) sous l'égide de la tribu des Taurisques.
Le "Ferrum Noricum" : C'était le cœur industriel de l'époque. Les Celtes du Norique maîtrisaient un acier d'une qualité exceptionnelle, quasi légendaire, qui alimentait les forges romaines.
Diplomatie : Ils furent des alliés de Rome bien avant d'être annexés. C'est l'un des rares exemples où la transition vers l'Empire s'est faite de manière relativement pacifique (vers 15 av. J.-C.).
3. La Pannonie (Pannonia) : Le carrefour des plaines
S'étendant sur la Hongrie, l'est de l'Autriche et le nord des Balkans, la Pannonie était une zone de contact intense.
Les tribus dominantes : Les Boïens (venus de Bohême) et les Scordisques occupaient le terrain.
Culture : On y trouvait un mélange entre l'influence celtique venue de l'ouest et les populations locales (Pannoniens de souche illyrienne).
Conflits : C'était une zone de guerre quasi constante contre les Daces (à l'est) et les Germains. Les Boïens y ont d'ailleurs subi une défaite majeure face aux Daces de Burebista vers 60 av. J.-C., affaiblissant la présence celtique juste avant l'arrivée des légions romaines.
bonsoir ,
très jolie fibule mais hélas je pense à une reproduction car il y a une partie qui semble avoir été enchâssée par perçage sur le corps de ta fibule (visible sur la dernière photo de ton post ).
maintenant rien ne t empêche de la montrer à un expert ou un archéologue ( ceux ci ne sont pas avare et adore se vanter de leurs connaissances …en réfléchissant il n y a pas qu eux )
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