Je dirais même "monnaies de nécessité" puisque, à cette période troublée, des parties de la Gaule, ainsi que la (Grande-)Bretagne n'étaient plus vraiment sous contrôle, ni de Rome, ni des "usurpateurs". Des bandes (bagaudes) faites de mercenaires sans soldes, brigands ou simples paysans ou commerçants ruinés, suivis par femmes et enfants, erraient dans ces contrées "isolées". Ils se sont installés et ont créé des villages (souvent dans les "Gatines" -terres peu fertiles). Afin de pouvoir commercer, ils ont donc frappé des "monnaies" plus ou moins semblables aux "vraies". La ressemblance tenant à la dextérité du graveur et à la qualité du métal disponible. Ces monnaies ne circulaient que localement, mais les "raids" les ont parfois éloignées de leur lieux de frappe.
Il existe néanmoins des frappes plus "germaniques" puisque les tribus venant de l'est et qui s'installaient firent de même. Il est possible que ce type de monnaie ait été frappé pendant une vingtaine d'année, même après les réformes monétaires de Dioclétien puisque ces "bonnes" monnaies étaient gardées et les "imitations" mises dans le circuit. Les "bonnes" monnaies n'arriveront donc que très tard dans les lieux isolés.