"Ces douzains huguenots sont assez largement traités dans le Droulers (111).
Droulers indique que ces faux huguenots furent frappés sur des doubles tournois laminés,avec des légendes fantaisistes et
partiellement rétrogrades (ce qui est la cas de celui-ci).
Sur les moins mal frappés,la date peut apparaitre,l'atelier
primitif également.
Vous trouverez une étude sur les douzains huguenots
dans le N&C 306,pages 27/29."
Personnellement, je préfère considérer ce monnayage comme des frappes obsidionales à une époque où le pays était coupé en deux parties, l'une en guerre contre l'autre.
Pour les douzains huguenots, on parle bien d'une production réalisée dans des ateliers de frappe et pas de production de faussaires, même si les méthodes employées peuvent paraître moralement très douteuses (gain de 9 deniers par monnaie, soit 300% de la faciale). Les ateliers pour les frappes huguenotes sont définis (La Rochelle, Nimes, Montpellier), distincts des ateliers royaux et surtout revendiqués en tant que tels avec une lettre d'atelier spécifique. Ce genre de "détail" ne se voit habituellement pas sur les faux pour servir car les faussaires visent à passer inaperçus.
Je cherche des féodales : n'hésitez pas à me contacter !
Ma liste de double est très incomplète : dites moi ce que vous cherchez.