Voici les photos recto-verso d'une série de bons pour l'union commerciale de Meaux.(plusieurs series acquis)
À savoir combiens cote-t-elle afin de faire un échange ou une vente en vide grenier?
J'ai fait des recherches, chaque bon a un indice de rareté Numista au moins de 80 (plus de 90 pour certain), mais je n'ai pas trouve aucune cotation.
Merci d'avance pour votre savoir
Merci pour le lien et ta proposition Alm.
Par contre , je n'ai pas trouvé à quoi servait ces monnaies de nécessites?
Les sites que j'ai trouvés ne savent pas à quoi ils pouvaient servir, ils disent juste qu'ils doivent dater des années 1914.
Bizarre qu en si peu de temps (moins d' 1 siècle)on ne sait plus à quoi exactement servaient ces jetons ou monnaies de nécessites qui devaient bien nous être important à l epoque?Si quelqu un a des info...
merci Moineau
Ok, donc monnaie de necessite et une monnaie cree par n'importent quel établissement ou entreprise prive ou publique en temps de crise ou de guerre.
La France (1914-1927)
Bon de 50 francs émis dans la région de Rethel par un syndicat d'émission (1917).
La période de 1914 à 1927 en France (et dans les colonies, surtout en Algérie) constitue l'âge d'or de la monnaie de nécessité.
La Première Guerre mondiale ayant complètement désorganisé l'économie et le système du franc germinal basé sur une correspondance de la valeur de la monnaie à des réserves en métal (or et argent), les pièces en or, en argent et en bronze se trouvèrent avoir une valeur faciale inférieure à leur masse métallique et furent systématiquement thésaurisées par les particuliers. La Monnaie ayant augmenté la quantité frappée, on retrouve donc des pièces de 50 centimes, 1 et 2 francs en argent aux millésimes 1914-1920 dans un état quasi neuf (SUP/UNC), n'ayant pratiquement pas circulé. Le réflexe de thésaurisation induit par la guerre gagna aussi les petites monnaies en centimes malgré des émissions de 5, 10 et 25 centimes en cupro-nickel pour plus de 10 millions de francs à partir de 1917.
Pièces de « bon pour » 1 et 2 francs, 1921 et 1923, émises par les Chambres de commerce de France.
Le 16 août 1914, le ministère des finances toléra la frappe de petites monnaies pour pallier le manque de numéraire de cette époque, et satisfaire les besoins. [réf. souhaitée] Peu après, le gouvernement autorisa les Chambres de Commerce, les villes, les communes, les associations de commerçants et même certains particuliers comme les bars, commerces, etc. à émettre des jetons-monnaie. [réf. souhaitée] [Comment ?] Finalement, ces monnaies ont fini par faire partie intégrante de la vie quotidienne des Français et par être reconnues comme de véritables pièces de monnaie. [réf. souhaitée] D'ailleurs, la loi du 29 avril 1921 protégea ces monnaies contre le faux-monnayage. [réf. souhaitée]
Les monnaies de nécessité sont méconnues, car boudées des collectionneurs, bien qu'il en existe des milliers de types, de toutes formes et de tous métaux, offrant aux collectionneurs un large choix de thématiques de collection. Cela s’explique également par leur faible diffusion et leur faible qualité : fabriquées pour répondre à un besoin ponctuel, local, elles s’usent rapidement ; les monnaies en carton noircissent ou se déchirent. Le souvenir de la période difficile qui leur est attaché n’a pas facilité non plus leur conservation, les Archives départementales n’en possédant souvent aucun ou de rares exemplaires.
Émissions des chambres de commerce (1920-1927)[modifiee
De 1920 à 1927, l'État lui-même frappa trois pièces en bronze d'aluminium portant la mention « bon pour » 2 francs, 1 franc et 50 centimes, ainsi que « Chambres de Commerce de France » et non « République Française ».
« Techniquement, ce sont des monnaies de nécessité et en aucun cas des monnaies « normales », ce qui explique qu'elles ne portent pas le différent du Graveur général [de la Monnaie] mais seulement la marque de la Régie des monnaies, qui les fabriqua »4. Durant cette période, tandis que le franc français chutait sur le marché des changes, l'État devait faire face à une transition vers un monnayage en métaux vils mal acceptés par la population qui, depuis des siècles, était habituée à des divisionnaires en bronze et en argent.
En 1926, le nouveau gouverneur de la Banque de France, Émile Moreau écrivit : « Personne ne veut plus de billets. C'est un sauve-qui-peut général. Il n'y a plus une minute à perdre. Si l'on veut encore sauver le franc, il faut, à bref délai, renverser la situation psychologique du pays »5.
Afin de faciliter les échanges quotidiens, l'État toléra l'utilisation d'une monnaie locale, émise par les chambres de commerce avec la garantie d'un versement correspondant à la Banque de France, ainsi que par des municipalités et des commerçants réunis en syndicats.
10 centimes Forge Périgois-Frémont ; Jumelles (Maine-et-Loire) ; uniface - 23 mm (diamètre) - aluminium - (1923)
Plus de 12 000 types différents ont été répertoriés. Frappés habituellement en aluminium (mais aussi en laiton, en zinc, en maillechort, en fer…), ces jetons, le plus souvent ronds, pouvaient avoir des modules et des formes très variés (carré, rectangle, octogone, lobes…). Des pièces étaient trouées, à pans coupés… Les lettres et les chiffres étaient frappés en creux ou en relief. La circulation monétaire était facilitée par différentes valeurs : 5 c, 10 c (les plus courants), 20 c, 25 c, 50 c, et plus rarement 1 franc ou 2 francs. L'émetteur était souvent représenté : un blason pour une ville, des emblèmes pour un métier, etc. La date n'était pas toujours indiquée.
Les chambres de commerce territoriales (départementales ou infra-départementales) furent autorisées à émettre des bons imprimés, les billets de nécessité, pour des valeurs de 1 franc, 2 francs, 5 francs et 10 francs, rarement plus.
Dans les années qui suivirent, avec l'avènement du franc Poincaré, les monnaies de nécessité furent remboursées, mais le franc germinal n'était plus qu'un souvenir.
Très intéressant moineau, merci beaucoup pour tes infos passionnantes.
Je comprends mieux pourquoi pas mal de petites caches avec monnaie en argent sont retrouvé avec mélange de 2 frs 1 fr 0,5 fr après 1914 en parfait état avec d autres plus des écus en moyen état...donc c'est dû à la guerre plus à la dégringolade de notre monnaie, les francs valais moins que sont poids en argent ou en or donc tesorisation force...(c'est sûr que de nos jours ça ne pourra arrive avec notre saleté de monnaie de singe)
Et bizarre que peu de collectionneurs s'intéressent aux monnaies de necessite vues leurs diversités sur très peu de temps et leur histoire passionnante...pour arriver helas à notre bien pauvre monnaie!
Bonjour Macha
Si tu trouve quelque chose dans ma liste d'échange , je suis preneur d'une série .
Ou si tu cherche pour ta collection des monnaies modernes en bon état , dit moi le j'ai pas mal de pièces non entrées sur le site .
Cordialement
Christian