Le 2e régiment d'artillerie coloniale, puis 2e régiment d'artillerie de marine était une unité de l'armée de terre française, de l'artillerie de marine.
Le 1er janvier 1900 il porte le nom de 2e régiment d'artillerie coloniale. Il participe à la Première Guerre mondiale.
Fin 1918 il est dissous, le personnel puis son matériel vont constituer le 22e RAC.
Merci ALM pour les infos... J'avais trouver qq infos sur le régiment mais rien sur le jeton... Sa facture m'avait fait penser à des jetons de l'avant guerre effectivement...
Quelqu'un peut-il jeter un coup d’œil dans le Elie pour moi? Je n'ai pas cet ouvrage...
Quote: "Collector 86"Re,
Merci ALM pour les infos... J'avais trouver qq infos sur le régiment mais rien sur le jeton... Sa facture m'avait fait penser à des jetons de l'avant guerre effectivement...
Quelqu'un peut-il jeter un coup d’œil dans le Elie pour moi? Je n'ai pas cet ouvrage...
D'avance merci !
Cordialement,
Paul
Bonjour,
Ce 2° régiment d'artillerie coloniale est référencé dans le Elie "général" page 547, ainsi que dans le Elie "jetons-monnaie militaires" page 149.
Cependant ce type de jeton de 1 F n'est pas référencé. Celui indiqué dans les deux ouvrages est différent.
Si tu comptes t'en séparer, je suis intéressé soit par échange ou soit par cession.
Au plaisir
Kreutzer67
Membre de l'Association Numismatique Ardennaise - Membre de l'A.C.J.M. - Membre de la F.F.A.N.
Gasp ! Un jeton qui n'est pas dans le Elie ! Jolie trouvaille alors : j'imagine qu'il ne dois pas être très courant...
Bon ben je vous fait une fiche dès que possible...
Cordialement,
Paul
N.B. : navré Kreutzer 67, c'est le genre de petit jeton qui m'intéresse beaucoup. J'adore trouver ces petites choses au détours d'un tas de vieilles monnaies...
le ELIE est un ouvrage de référence récent qui a remis à jour le Gadoury Nécessités
mais l'étude de ce monnayage est récente : quelques décennies tout au plus donc il est normal de trouver des inédits (en général, les inédits sont rares mais pas tout le temps)
quoiqu'il en soit le monnayage colonial des monnaies de nécessité est plutôt rare en général : donc bonne pioche pour cette monnaie !!!
Celui qui pose une question risque de paraître sot pendant cinq minutes, mais celui qui n'en pose pas restera sot toute sa vie.
Quote: "Collector 86"N.B. : navré Kreutzer 67, c'est le genre de petit jeton qui m'intéresse beaucoup. J'adore trouver ces petites choses au détours d'un tas de vieilles monnaies...
Bonsoir,
Un rêve est passé...., mais j'en ai d'autres (des rêves)
Pour info : j'ai fait une fiche d'identification de ce jeton inédit pour informer les membres de l'ACJM (Association des Collectionneurs de Jetons-monnaie), dont je suis membre, par le biais de son bulletin semestriel.
Au plaisir
Kreutzer67
Membre de l'Association Numismatique Ardennaise - Membre de l'A.C.J.M. - Membre de la F.F.A.N.
j'ai parfois vu des monnaies de nécessité ne figurant pas dans le ELIE vendue en 1 seul lot : elles avaient été gardées ensemble pendant plusieurs décennies donc il s'en trouvait peu chez les collectionneurs puis en quelques années le marché en est inondé !
Celui qui pose une question risque de paraître sot pendant cinq minutes, mais celui qui n'en pose pas restera sot toute sa vie.
Question : est-ce que quelqu'un a déjà rechercher des infos sur des jetons ou monnaies de nécessité dans les journaux de l'époque? Il me semble que leur apparition a dû faire l'objet d'articles, non? Comme beaucoup de journaux sont à présent disponibles sous forme numérique, les recherches devraient être facilitées...
Quelqu'un a-t-il une expérience de ce genre à partager?
des ouvrages du 19ème siècle antérieurs à ta monnaie de nécessité
pour mettre fin à ces monnayages privés il y eut les 50 centimes 1 fr et 2 fr des Chambres de Commerce
celles-là sont officielles dont il doit y avoir un texte réglementaire concernant leur frappe et pouvant faire allusion aux remplacement des monnaies de nécessité par celles-ci ...
Celui qui pose une question risque de paraître sot pendant cinq minutes, mais celui qui n'en pose pas restera sot toute sa vie.
L'A.C.J.M. dans son bulletin semestriel (54 n° à ce jour) fait paraître régulièrement des articles de fond présentant l'historique des lieux et des jetons s'y rattachant.
Une rubrique mentionne également les jetons découverts et non connus ou pas encore répertoriés dans les livres de références.
Par contre, ce bulletin n'est pas numérisé...
A+
Kreutzer67
Membre de l'Association Numismatique Ardennaise - Membre de l'A.C.J.M. - Membre de la F.F.A.N.
Voici, ci-après, à titre d'exemple un article, que j'ai commis, à paraître prochainement dans le bulletin de l'A.C.J.M. :
Les monnaies de nécessité de la ville de Wissembourg
A chaque période troublée de notre histoire récente, par pénurie de monnaie, thésaurisation de monnaies d’or et surtout des divisionnaires en argent, réquisition des monnaies en bronze pour la «machine de guerre», il fallut faire face et trouver des solutions pour continuer à faire fonctionner l’Economie, d’où la création des monnaies de nécessité. A l’origine des monnaies de nécessité allemandes
Dès le début de la guerre, les petites pièces de monnaie d'appoint de 1 et 2 Pfennig en cuivre et de 5 et 10 Pfennig en nickel disparurent de la circulation, thésaurisées par les particuliers ou retirées par le gouvernement en raison de la raréfaction de ces métaux ? nobles ? dont l'industrie de guerre avait besoin de manière urgente. Comme par ailleurs la frappe de ces monnaies fut arrêtée après 1915 ou 1916, et remplacée par des émissions de monnaies en métal ? vil ? (5 et 10 Pfennig en fer en 1915, 1 Pfg. en aluminium en 1916, 10 Pfg. en zinc en 1917) mais en quantités très insuffisantes pour faire face aux besoins, il en résulta une gêne considérable pour le commerce de détail dont les transactions courantes étaient paralysées par l'absence ou l'insuffisance de petite monnaie d'appoint.
Pour pallier ces inconvénients, les villes, à la demande expresse des commerçants, et des entreprises industrielles et commerciales, émirent des monnaies de remplacement appelées Notgeld (*).
On assiste ainsi en 1914 – 1915 à une première floraison de Notgeld constituée exclusivement de billets en papier. Mais au fur et à mesure que la guerre s'éternise, la pénurie de métal noble devient de plus en plus grande et les pièces disparaissent complètement de la circulation. C'est alors qu'on assiste en 1917 – 1918 à de nouvelles émissions massives de monnaies de remplacement qui se poursuivent jusqu'en 1921. Cette fois, à côté des billets, on voit apparaître des pièces en métal. Les monnaies de métal
Comme en Allemagne, les monnaies furent émises à la fois par des collectivités et par des entreprises privées ou des commerçants. Alors qu'en Allemagne on compte de nombreuses monnaies émises, non seulement par les villes, mais aussi par les Kreis (arrondissements), les Bezirk (départements), voire par les Provinces ou les Länder, en Alsace et en Lorraine seules les villes ont émis du Notgeld du moins en ce qui concerne les monnaies métalliques.
C'est ainsi qu'on dénombre en Alsace 7 villes : Bouxwiller, Erstein, Sarre-Union, Sélestat, Strasbourg, Wissembourg et Saverne. A noter qu'elles sont toutes situées dans le Bas-Rhin et qu'il n'y a eu aucune émission officielle de monnaie métallique dans le Haut-Rhin qui, par contre, à connu une floraison de monnaie de papier tant officielle que privée. En Lorraine (actuel département de la Moselle), on dénombre 8 villes : Algrange, Hayange, Merlebach, Thionville, Forbach, Sarrebourg, St-Avold et Sarreguemines.
Contrairement à ce qui s'est passé en Allemagne, les villes alsaciennes n'ont émis qu'un seul type de pièces pour chaque valeur, même si les émissions ont eu lieu en 2 tranches successives comme par exemple à Bouxwiller ou Wissembourg. En Allemagne par contre, certaines villes ont émis jusqu'à 8, voire 12 types différents de pièces, soit successivement soit simultanément. Les monnaies de nécessité de la ville de Wissembourg
Pour remédier à la pénurie de petite monnaie, situation devenant chaque jour de plus en plus préoccupante pour la population tout comme pour les commerçants qui s’en plaignaient conjointement, le conseil municipal de la Ville de Wissembourg prit, dans sa séance du 21 mars 1917, la décision d’émettre de l’argent de nécessité sous forme de jetons en remplacement de la petite monnaie. Le modèle retenu fut celui présenté par la firme Lauer de Nuremberg. Il fut décidé d’en émettre pour 4 500 marks.
Cette première émission fut autorisée par le Président du district le 25 mars 1917 mais sous la condition que « la Ville s’engage à reprendre ses pièces à tout moment et à en supporter les pertes subies en cas d’éventuelle falsification ». La Ville de Wissembourg donna également suite à l’ordonnance générale du Chancelier de l’Empire en date du 19 avril 1917 imposant que chaque commune émettrice devait déposer à la Banque de l’Empire un capital bloqué d’un montant égal à la somme émise sous forme de pièces de nécessité.
Après plusieurs mois d’attente, la première émission ne put avoir lieu qu’à partir du 18 juillet 1917. Malheureusement, la pénurie de petite monnaie, dès le mois de mars 1918, étant devenue à nouveau si gênante que le conseil municipal dut à nouveau prendre position sur ce problème lors de sa séance du 25 mars 1918. S’attendant à ce que la pénurie empirât encore si l’administration mettait à exécution son projet de retrait des pièces allemandes officielles en nickel, le conseil municipal décida donc une seconde émission de pièces, semblables à celles de la première émission, pour un montant de 4 000 marks. Cette seconde émission eut lieu à partir du 19 juillet 1918.
C’est le 8 mai 1921 que le conseil municipal de Wissembourg décida le retrait de ces pièces de nécessité selon les modalités suivantes : Le conseil municipal autorise le retrait des pièces de nécessité municipales émises durant la guerre et débloque la somme de 12 000 francs pour leur remboursement… L’échange de ces pièces doit se faire d’après les cours (racistes) suivants :
A – 1,25 centime pour 1 pfennig pour les citoyens français ainsi que pour les citoyens des Etats alliés à la France et ceux des Etats neutres qui résidaient à Wissembourg avant le 18 décembre 1918 ;
B – au cours du jour (dès la fin novembre ce cours avait déjà chuté à 0,74 centime pour 1 pfennig) pour les citoyens des Etats jadis ennemis ainsi que pour ceux énumérés en – A - qui ne résident à Wissembourg que depuis le 18 décembre 1918 ou après.
Le conseil municipal de Wissembourg avait sous-estimé le nombre impressionnant de pièces de nécessité perdues ou dispersées. En réalité, pour l’ensemble des deux émissions, on n’amènera à l’échange que pour 1 971 marks soit une contrevaleur de 2 463,75 francs !
Comme cette somme de 2 463,75 francs est égale à 1,25 x 1 971 marks, à l’évidence seuls les citoyens mentionnés en - A - rapportèrent leurs pièces, d’autant que Paris, dès novembre 1918, avait expulsé les citoyens des Etats jadis ennemis, en particulier aussi la plupart des Vieux-Allemands demeurant en Alsace-Lorraine !
La ville fit donc un bénéfice fort intéressant (8 161 francs moins les frais de réalisation de 769 francs). Les pièces retirées de la circulation devaient être conservées à la recette municipale en vertu d’une décision du conseil municipal du 14 février 1922 afin de pouvoir être vendues à leurs valeurs nominales à d’éventuels amateurs ou collectionneurs.
Descriptions :
Les monnaies de nécessité de Wissembourg sont toutes octogonales. A l’avers, les armes de la Ville (castel à 2 tours crénelées ajourée d’une porte donc la herse est baissée).
Les pièces de la première émission sont en zinc. Elles portent le millésime de 1917 puisque émises à partir du 18 juillet 1917.
- Pièce de 10 pfennig – diamètre : 20,5 à 20,9 mm – Poids : 1,73 g. 15 000 pièces frappées et émises.
- Pièce de 50 pfennig – diamètre : 24,0 à 24,6 mm – 6 000 pièces frappées et émises.
Les pièces de la seconde émission sont en fer gris. Elles portent également le millésime de 1917 bien qu’émises à partir du 19 juillet 1918.
- Pièce de 10 pfennig – diamètre : 20,5 mm – 15 000 pièces frappées et émises.
- Pièce de 50 pfennig – diamètre : 24,0 à 24,6 mm – 5 000 pièces frappées et émises.
Pour les différencier rapidement, l’emploi d’un aimant est pratique car le zinc, n’étant pas magnétique, n’est pas attiré par celui-ci à l’inverse du fer.
Quelques pièces de nécessité en métaux précieux furent semble-t-il également réalisées :
- Pièce de 10 pfennig – flan en argent – Poids : environ 2,5 g. – Chiffre de fabrication : 10 exemplaires.
- Pièce de 10 pfennig – flan en or – Poids : environ 3,7 g. – Chiffre de fabrication : 2 exemplaires.
On peut penser que ces pièces de nécessité furent offertes à des personnalités de la ville.
(*) Le mot allemand Not a deux significations : NECESSITE et DETRESSE. La dénomination "NOTGELD" reflète bien les deux aspects de la situation économique, financière et monétaire qui lui donna naissance par suite de pénurie de monnaie officielle et rendit "nécessaire" le recours à des monnaies de remplacement durant cette période de détresse économique vécue par l'Allemagne à partir de 1917 et qui ne prit fin qu'en 1923 par cette extraordinaire catastrophe financière et monétaire que fut l'inflation. Sources :
Les monnaies de nécessité officielles d’Alsace 1592 – 1923 par Edgar Wendling – Châtel Saint Germain – 1989.
Plaquette présentant l'exposition réalisée à l'initiative de la Banque de Paris et des Pays-Bas sous les auspices du Cercle Numismatique d'Alsace de décembre 1973 à janvier 1974. Exposition conçue et réalisée par Octave Landwerlin et René Burgun.
Monnaies de Nécessité Françaises 1789-1990 de Roland Elie et Victor Gadoury – (Gadoury)
Monnaie de Nécessité et Jetons-Monnaie 1800-2000 de Roland Elie – (A.C.J.M.)
Monnaies de nécessité et jetons-monnaie d’Alsace et de Moselle 1800-2000 par Alain Marchand (A.C.J.M.)
Exposé présenté à l'Union Numismatique d'Alsace, octobre 1991
Kreutzer67
Membre de l'Association Numismatique Ardennaise - Membre de l'A.C.J.M. - Membre de la F.F.A.N.
Si tu souhaite faire une note sur "mon" jeton, il n'y a évidemment aucun problème pour que tu utilises, si nécessaire, les photos de ce post... ou que je t'en envoie d'autres...
Dans mon vieux LECOMPTE Monnaies et jetons des colonies françaises de 2000 page 604, il parle d'une 1 Franc, 2éme régiment d'artillerie coloniale, Mess des sous officiers
(Cherbourg, Nîmes)
ND et en Zinc
Cote en francs :
TB : 100
TTB : 200
SUP : 500
Mais pas de photos donc impossible de savoir si c'est cette monnaie
Bonsoir,
Précisions concernant les jetons connus de ce régiment tirées du livre Elie page 547 :
2è Régiment d'Artillerie Coloniale, Cercle des Sous-Officiers (Cherbourg, Nîmes)
Réf : 10.1 - 10 c laiton, Rond festonné, 23 mm - 30/45 €
2è Rég. d'Artie Coloniale, P.D, Mess des S/Offs
Réf : 15.1 - 5 c - Zinc, 8 côtés - 30/45 €
Réf : 15.2 - 25 c - Zinc, Rond festonné - 30/45 €
Réf : 15.3 - 1 F - Zinc, 8 côtés - 19 mm - 35/50 €
Les photos de deux jetons (le 10 c et le 1 F) représentés en illustration ne correspondent pas avec le jeton de "Collector". L'ancre de marine et les canons croisés ne figurent pas non plus sur ces jetons.
Kreutzer67
Membre de l'Association Numismatique Ardennaise - Membre de l'A.C.J.M. - Membre de la F.F.A.N.