Qui n’a jamais rêvé de mettre la main sur un fabuleux trésor ? Pièces d’or ou bijoux, plusieurs trésors attendraient encore d’être découverts dans l’Aube.
Parfois, des trésors sont découverts de manière fortuite comme ces 497 pièces d’or trouvées lors de travaux dans une maison des Riceys en 2012. -
C’était en 2012, dans une maison de la rue Bonnet aux Riceys, des ouvriers travaillant à la rénovation d’un logement découvrent 497 pièces d’or. Une trouvaille estimée à plus de 700 000 €.
Si tout le monde n’a pas la chance de tomber, par hasard, sur une telle aubaine, chaque année, des milliers de personnes se lancent à la recherche de trésors. Certains connus voire légendaires (la Chouette d’or, le Graal, le trésor des Templiers…) mais le plus souvent au petit bonheur la chance, à l’instinct… ou en faisant confiance aux détecteurs de métaux.
Riche de son histoire, la France regorge de monnaies diverses et variées, d’armes perdues lors de bataille, de vaisselle et autres ornements qui peuvent valoir très cher, une pièce mérovingienne pouvant se monnayer 3 000 €…
Pures légendes ou fond de vérité ?
Dans son Guide de l’Aube mystérieuse, l’abbé Durand recense ainsi près d’une quinzaine de trésors potentiels.
Beaucoup tiennent sans doute de la légende. Ainsi, à Lagesse dans la petite butte face au cimetière, on pensait qu’une chèvre gardait un fabuleux trésor. Les soirs d’été (de la Saint-Jean à la mi-septembre), elle sortait de son repaire mais gare à qui la croisait, sa rencontre portait malheur.
À Dosches, c’est le diable, sous la forme d’un dindon, qui veillait sur le trésor des seigneurs de Vienne (liés au comté et duché de Bourgogne), au lieu-dit « Le Bois des Loges ». On peut le récupérer avec un rituel particulier que personne, jusqu’ici, n’aurait accompli.
À Villadin, au lieu-dit « Les Verrois », un veau d’or aurait été enfoui dans un puits. Malgré les fouilles, il n’a jamais été retrouvé.
Tout comme à Bernon où malgré les dires d’un devin, appelé au XVIIIe siècle, ni le trésor du château ni les traces de « l’animal inconnu dans nos régions » censé le garder n’ont pu être découverts.
Pour d’autres trésors, en revanche, un fond de vérité historique laisse planer le doute. À Montier-en-l’Isle, après le prieuré, se serait tenue une maison seigneuriale dite de Champfleury. Dans ses dépendances, on aurait enfoui des débris du fameux collier de Marie-Antoinette. Pas totalement inepte puisque Nicolas de la Motte, le mari de Jeanne de Valois – la fameuse « comtesse de la Motte » – qui revendit les diamants du collier, né à Bar-sur-Aube, était issu d’une famille de noblesse champenoise.
À Petit-Mesnil, les habitants de la Basse-Giberie auraient caché leurs richesses dans un puits, par crainte des pillards. La présence d’habitations a longtemps été attestée par des vestiges et l’endroit du puits existe encore sous le nom de « Fontaine Dermite ». On a tenté de le sonder mais, à l’instar de la toile de Pénélope, le travail de la journée était détruit dans la nuit. On pensa que des esprits malins étaient responsables et l’endroit est devenu « le puits du Diable ».
Enfin, à Trancault, Henri IV en personne aurait caché un trésor sous un mégalithe, aujourd’hui disparu. Pour l’abbé Durand, ce n’est pas sans fondement puisque les fermes voisines de Perthelaine et de Montaphilant auraient été occupées par des Calvinistes.
Mais en plus de tous ces potentiels trésors recensés dans l’Aube, combien restent encore à découvrir ? Qui sait, peut-être pendant des travaux de rénovation ?




