sur ce follis :
buste drapé et cuirassé, tête laurée de Constantin à droite
IMP CONSTANTINVS P F AVG
le soleil debout à gauche tenant un globe
SOLI INVICTO COMITI
T F
PTR
(Trèves, 1ere officine)
À partir d'Aurélien avec des symboles, puis de Dioclétien plus explicitement avec des abréviations, chaque atelier marquait généralement le revers des pièces de sa production par l’abréviation de son appellation. S’il comportait plusieurs officines, elles étaient précisées par une lettre de classement, latine ou grecque, précédant ou suivant généralement la marque d’atelier, par exemple A.L, B.L, C.L, D.L pour quatre officines à Lugdunum (Lyon), ou la série P, S, T, Q (soit les abréviations de Prima, Secunda, Tertia et Quarta) pour d’autres ateliers. La lettre de classement pouvait aussi se trouver dans le champ du revers, droit ou gauche, accompagnée parfois d'un symbole quelconque, comme une couronne de laurier, un rameau ou une étoile.
Au IVe siècle, les marques se complexifient, avec l’emploi de préfixe ou de suffixe. Par exemple l’atelier de Thessalonique (TS ou TES) emploie aussi :
SMTS, pour S(acra) M(oneta), monnaie sacrée, c'est-à-dire intouchable (en d’autres termes, le rognage est interdit) ;
TESOB, pour OB(ryziacus), en or pur, marque de certification introduite dans divers ateliers en 368.
(réf. Georges Depeyrot, La monnaie romaine : 211 av. J.-C. - 476 apr. J.-C., Paris, Éditions Errance, 2006, pages 162 et 172)